PROJECTIONS DE FILMS D'ARTISTES

Arvo Leo
2 séances

Mardi 12 décembre 2017
Galerie Florence Loewy
9, rue de Thorigny, 75003 Paris
Projection de 20h30 à 21h00
En présence de l'artiste

Jeudi 14 décembre 2017
Le Crédac, Centre d'art comtenporain
1, place Pierre-Gosnat, 94200 Ivry-sur-Seine
Projection à 19h
Suivie d'une rencontre avec l'artiste


Arvo Leo, The Orchid/s had the look of flowers that are looked at, 2017. Courtesy de l'artiste

Selon Robert Filiou, "l'art est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art". Cette définition en tête, l'artiste et réalisateur Arvo Leo interroge les rapports entre rituels et vie quotidienne, dans le monde de l'art comme dans la vie de tous les jours, pour les transformer de manière ludique. Avec l'intention de parler moins "à propos de" que "au plus près de" ses sujets, il propose des films sans conclusion qui traduisent en images des paysages précis, des histoires locales, des formes sculpturales, des objets animés et inanimés. Ses projets sont emplis d'une vitalité nourrie de ses engagements avec des communautés variées, et des dialogues qu'il y établit hors du contexte de l'art, soit pendant des périodes de recherche soit au moment des montages de ses expositions. Toujours conçues en lien avec des lieux précis, que ce soit des espaces privés ou publics, ses oeuvres sont souvent éphémères, collectives, absurdes et pleines d'humour.

Pour ces deux soirées de projection, Caro Sposo montre The Orchids/ had the look of flowers that are looked at (2017) et Story of the Ants à la Galerie Florence Loewy le mardi 12 décembre ; et Fish Plane, Heart Clock (2014) au Crédac le jeudi 14 décembre.

Son film le plus récent examine les différentes strates constituant l'histoire de l'orchidée, laquelle traverse plusieurs siècles et plusieurs continents, du colonialisme aux croyances culturelles et aux aspects économiques contemporains. Arvo Leo s'intéresse à l'orchidée devenue trophée exotique, à son fort symbolisme sexuel, à son destin actuel d'organisme vivant le plus répandu pour décorer nos bords de fenêtre et les lobbies des hôtels de notre planète en péril. Ces dernières années, Arvo Leo a consacré beaucoup de temps à cultiver des orchidées et à mener des recherches botaniques, en tant que membre actif de la Dutch Orchid Society. The Orchids/ had the look of flowers that are looked at (2017) se déroule dans son studio et montre la richesse des interactions possibles entre lumière, display et représentation, à partir de la vie des plantes et des processus de fabrication des images. Nous sommes arrivés à ce stade où les plantes réalisent leurs propres autoportraits et contemplent leur domestication.

Ces thèmes de la nature et de la représentation sont également au coeur de Story of the Ants (2017), une vidéo où Arvo Leo met en scène un poster sérigraphié autoproduit, qui illustre sa mythologie spéculative sur la genèse d' une « sculpture accidentelle ». Le spectateur est alors invité à méditer sur les histoires qui apparaissent sur ce poster : des histoires qui évoquent un événement singulier, à partir de différents points de vue, non-humains. On y apprend aussi comment la sérigraphie a vu le jour, comment elle fut dispersée dans différentes caves de la ville de Mechelen en Belgique. La sérigraphie, initialement offrande au monde souterrain, voyage maintenant vers d'autres villes. Deux de ces posters sont actuellement exposés à la Galerie Florence Loewy, l'un dans la galerie, le second dans sa cave.

Né en 1981 à Aotearoa (Canada), Arvo Leo est actuellement en résidence à la Rijksakademie, Amsterdam. Son film Fish Plane, Heart Clock (2014) est projeté au Crédac (Ivry-sur-Seine) jusqu'au 17 décembre 2017.